Dans un contexte médiatique où la beauté et la jeunesse sont des facteurs de vie et de communication déterminants, Le Docteur Crouzet en tant que membre du Syndicat National de la chirurgie plastique reconstructrice et esthétique tient à faire entendre la voix du bon sens et de la modération. La mentalité actuelle, paradoxalement, encense le progrès technique et les novations de toutes sortes, et dans le même temps refuse le risque minimum. Elle conduit à la recherche effrénée d'un indispensable "responsable" de tous les désagréments ou inconvénients.
En médecine, l'acte de soins est encadré par un certains nombre de règles, références et contraintes réglementaires et juridiques. Les chirurgiens de toutes spécialités respectent le code de déontologie médicale, mais les chirurgiens plasticiens qualifiés doivent s'astreindre à une obligation de moyens renforcés et à une obligation d'information plus détaillée que les autres : déclaration de consentement éclairé et devis obligatoire pour tous les actes relevant de la chirurgie esthétique (pour toute devis supérieur à 300 euros). Cependant, il faut insister sur le fait qu'il n'existe aucune définition d'un "résultat" en chirurgie plastique reconstructrice et esthétique.
Le professionnel s'engage à tendre vers l'amélioration morphologique envisagée et discutée en pré-opératoire. Celle-ci, certes, sera le plus souvent obtenue, mais elle reste sous la dépendance d'une éventuelle complication postopératoire ou d'un aléa thérapeutique imprévisible comme une mauvaise cicatrisation. Une tentative d'approche du futur résultat obtenue par utilisation d'un logiciel informatique (plutôt déconseillée) ne peut en aucun cas constituer une preuve de résultat.
